Commission européenne : la candidature Fillon testée dans la presse

Publié le par J-MENECHAL


En meeting pour les Européennes le 14 mai près de Nancy, le Premier ministre François Fillon avait fait, dans un discours très européiste, une sorte de mea culpa pour son combat de 1992, alors proche de Philippe Seguin, contre le traité de Maastricht.

 

Il a affirmé, assez péremptoirement, que plus personne ne craignait que la France "perde son identité" dans l'Europe, rappelant que lui-même n'avait pas toujours pensé ainsi. 

Se lavait-il ainsi de son pêché originel souverainiste pour se rendre "eurocompatible" ? Toujours est-il que lundi, Le Monde jetait un pavé dans la mare en faisant de François Fillon "un recours" à José Manuel Barroso si celui-ci ne faisait plus consensus à la tête de la Commission européenne.

 

Une information que Matignon s'est empressé de démentir. Un communiqué laconique de deux paragraphes pour couper court aux spéculations: lundi, en début d’après-midi, le service de presse de François Fillon a diffusé une déclaration rappelant le soutien "sans réserve" que l’hôte de Matignon apporte à la candidature de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Une mise au point que les services du Premier ministre ont jugé bon de transmettre aux rédactions en guise de réponse empressée aux informations parues dans Le Monde quelques instants plus tôt.

 

Citant des sources anonymes, le quotidien du soir daté de mardi affirmait que François Fillon se posait "en recours" au cas où le président sortant de la Commission ne parviendrait pas à être investi par le Parlement européen, mercredi 16 septembre. L’hypothèse n’est pas nouvelle: cité - comme Alain Juppé d'ailleurs - par Jacques Delors, le nom de l'hôte de Matignon avait déjà circulé pour succéder à l’ancien Premier ministre portugais à la tête de l'exécutif européen, en juillet 2009. François Fillon à Bruxelles, ce serait "mieux que Barroso", lâchait même à l’époque, l’eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit, opposant acharné de l'actuel titulaire du poste. Toujours au même moment, l’ambassadeur suédois à Paris s'était lui montré dithyrambique, imaginant en François Fillon "un président de la Commission européenne très impressionnant". Rien de moins.

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Publié dans Europe

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